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Cadrage

5 erreurs qu'on voit (encore) dans 90% des cahiers des charges logiciels

Pages de fonctionnalités, RFP de 80 pages, scoring fournisseurs… et pourtant, les projets continuent de déraper. Voici pourquoi.

5 min de lecture·par Sophie Lambert, Lead Product, Procidatec

L'erreur n°1 : décrire des fonctionnalités, pas des objectifs

"L'application doit permettre d'imprimer un PDF" est une fonctionnalité. "Réduire de 50% le temps de saisie des bons de livraison" est un objectif. Le second permet de challenger les solutions, le premier les fige.

L'erreur n°2 : tout traiter au même niveau

Un cahier des charges qui ne hiérarchise pas explicitement (must / should / could / won't, ou MoSCoW) force le prestataire à chiffrer tout au pire cas.

L'erreur n°3 : passer 80% du temps sur les écrans, 20% sur les flux de données

Les écrans sont la partie visible. Les vraies surprises viennent des flux d'intégration, des règles métier, et de la reprise de données.

L'erreur n°4 : oublier la phase de production

Qui héberge ? Quel SLA ? Qui maintient ? Quelle stratégie de sauvegarde ? Ces questions arrivent souvent trop tard et ouvrent des avenants douloureux.

L'erreur n°5 : choisir uniquement sur le prix

Le moins-disant gagne, le projet dérape, l'écart se rattrape sur les avenants. Sur un projet à 200 K€, choisir 20 K€ moins cher en sacrifiant la qualité de l'équipe est presque toujours une mauvaise économie.

Le bon réflexe

Plutôt qu'un cahier des charges fermé de 80 pages, on recommande à nos clients un brief produit de 5 à 10 pages, suivi d'ateliers conjoints avec les prestataires shortlistés. Ce format permet d'arriver à un cadrage chiffré beaucoup plus juste.

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